Jean-Yves LE DÉAUT - Député de Meurthe-et-Moselle

Conférence de presse du « OUI pour la gare d’interconnexion de Vandieres »

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J’ai participé aujourd’hui à la conférence de presse du « OUI pour la gare d’interconnexion de Vandieres » en présence de Jean-Pierre Masseret, Président du Conseil Régional de Lorraine ; de Mathieu Klein, Président du Conseil Général 54 ; de Christian Namy, Président du Conseil Général 55 ; et d’André Robert, Maire de Vandières.

Je suis, bien sûr, favorable à la construction de la gare d’interconnexion TGV-TER de Vandières et ce pour plusieurs raisons :

– VANDIÈRES, C’EST L’AVENIR CAR C’EST LA SOLUTION ÉCOLOGIQUE. 4.000 tonnes d’émissions de CO2 évitées grâce au transport par rail en Lorraine chaque année. Tous les écologistes devraient plébisciter ce projet. L’obligation d’aller à Louvigny en voiture est une aberration. Le Luxembourgeois ou un habitant d’Epinal qui veut aller à Nantes est obligé de faire d’abord près de 100 km en voiture.

– VANDIÈRES, C’EST L’AVENIR CAR LE FINANCEMENT EST ASSURÉ. La loi de finances de 2010 a permis aux Conseils Régionaux de moduler le taux de prélèvement sur la TICPE afin de financer des infrastructures de transport durable. Nous avons fait le choix de reverser cette taxe pour la gare de Vandières, elle ne peut être versée que pour cette infrastructure. Nous avons d’ailleurs obtenu de Bruxelles l’autorisation de poursuivre ce dispositif sur les 6 prochaines années. Ce financement est donc assuré et concerne aussi bien les voitures ou camions étrangers qui se ravitaillent.

– VANDIÈRES, C’EST L’AVENIR POUR DES RAISONS ÉCONOMIQUES. Cette gare TGV est majeure dans l’axe structurant dans la nouvelle région Grand Est qui regroupe l’Alsace, la Lorraine et Champagnes Ardennes, maillée par 3 Gares sur le parcours, Champagne TGV, Meuse TGV et Vandières. C’est un outil fantastique pour le développement économique du Val de Lorraine. Une des premières questions que posent les entreprises avant de s’implanter concernent les moyens de transports… Une liaison directe avec Roissy est majeure pour attirer les investisseurs. C’est également un atout primordial pour accroître le rayonnement de l’Abbaye des Prémontrés. C’est aussi, dans un moment difficile pour nos entreprises, une chance d’engager 120 millions d’euros de travaux financés qui aideront les entrerprises, créeront de la richesse et maintiendront des emplois en Lorraine.

– VANDIÈRES, C’EST L’AVENIR POUR DES RAISONS D’AMÉNAGEMENT DU TERRITOIRE. Sans Vandières, la Lorraine Sud, et Nancy en particulier, devient un cul de sac, certes relié à Paris mais mal relié aux Métropoles Françaises ou Européennes. La gare de Vandières a exclusivement comme intérêt de permettre à toutes les villes lorraines de rejoindre des grandes villes françaises ou des Métropoles Européennes. Sans la construction d’une gare à Vandières, Nancy, Pont-à-Mousson, Lunéville, Épinal, St-Dié seront vouées à jouer les seconds rôles. Pourquoi, dans la nouvelle grande Région, la Lorraine serait-elle la seule à ne pas avoir une interconnexion entre les TGV et les TER ? Reims-Champagne-TGV est reliée au réseau urbain et au TER, tout comme Strasbourg qui est un véritable nœud ferroviaire. De plus c’est un investissement qui durera un siècle… Il faut le prendre en compte. Soutenir Vandières c’est renforcer le positionnement de la Lorraine dans la future région de l’Est de la France et dans la grande région européenne. Ne recommençons pas les mêmes erreurs que celles que les Lorrains ont commises avec le tracé de l’autoroute. Ceux qui pensent qu’avec la gare d’interconnexion, les Messins et les Nancéiens seront obligés de venir prendre le train à Vandières pour aller à Paris mentent pour des raisons politiciennes. La réalité, c’est que, par frilosité, les Messins et les Nancéiens ont créé une frontière artificielle autour de Pont-à-Mousson. C’est une erreur. Car la Lorraine ne peut exister dans la future grande Région que si le Val de Lorraine, autour de Pont-à-Mousson et de Pompey, joue un rôle de trait d’union entre Metz et Nancy. La métropole Lorraine doit intégrer le Val de Lorraine si elle veut exister.

Alors cette consultation place les Lorrains devant leurs responsabilités. Les financements sont assurés, les raisons, écologiques, économiques et d’aménagement du territoire s’imposent, les engagements pris doivent être respectés, les élus doivent tenir parole. En votant, les citoyens doivent le leur rappeler ! C’est maintenant ou jamais car la décision d’utilité publique court seulement jusqu’en 2016.

Jean-Yves Le Déaut.

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