Jean-Yves LE DÉAUT - Député de Meurthe-et-Moselle

Auditions sur la sécurité des centrales nucléaires et les drones par l’Office Parlementaire d’Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques (OPECST)

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J’ai présidé, lundi 24 novembre, des auditions sur la question des drones et de la sécurité des centrales nucléaires. L’exercice était délicat car il fallait trouver le bon équilibre entre information du public pour apaiser les inquiétudes et nécessité de confidentialité pour couvrir les investigations.

La première audition s’est déroulée à huis-clos avec les principaux responsables traitant d’informations touchant à la défense et la sécurité nationale. La seconde audition était quant à elle ouverte à la presse. Il ressort de ces auditions que les survols de drones ne représentent pas une menace supplémentaire. Les drones ne peuvent pas apporter de renseignements réellement nouveaux par rapport aux données déjà disponibles et aux sources satellitaires. Les survols de drones ne consistent pas en une agression d’une ampleur supérieure aux scénarios déjà envisagés. Jacques Repussard, directeur général de l’Institut de Radioprotection et de Sureté Nucléaire (IRSN), a résumé l’avis de la quasi-totalité des intervenants : les risques associés aux survols de drones sont faibles et l’hypothèse d’une attaque terroriste est donc peu probable dans la mesure où ces drones sont arrivés souvent avec des lumières pour que, au contraire, on les repère. Ainsi, il s’agit sans doute plus d’une action de communication qui voudrait montrer que de nouvelles menaces existent et prouver une faible sécurité des centrales.

Il est vrai que les cyber-attaques ou les drones apportent de nouveaux types de menaces et les auditions ont montré qu’ils fallait faire un effort de recherche sur les technologies de détection et sur l’évolution de la législation française pour certifier les pilotes de drones et pour renforcer les sanctions à l’encontre des intrusions sur les points d’importance vitale. L’OPECST recommande également de faire garantir la robustesse des mécanismes de sureté.

Sur les photos vous reconnaitrez, Jean-Yves le Déaut, Président de l’OPECST, et Catherine Procaccia, Vice-Présidente (photo 1) ; le Général Mercier, chef d’Etat-Major de l’Armée de l’Air, Francis Rol-Tanguy, Haut Fonctionnaire de Défense, Patrick Lagadec, docteur d’État en sciences politiques et analyste, et Francis Duruflé, Vice-Président de la Fédération Professionnelle du Drone Civil (photo 2).

Jean-Yves Le Déaut.

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