Jean-Yves LE DÉAUT - Député de Meurthe-et-Moselle

Défendons la République !

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Ce qui s’est passé en France le 11 Novembre est d’une extrême gravité : un maire et ses adjoints ont été frappés de coups de couteaux par un déséquilibré car ils portaient des écharpes bleu-blanc-rouge, tandis qu’à Paris, une minorité d’extrême-droite mobilisée par les réseaux sociaux (une centaine de personnes) a sifflé le Président de la République. Quand le Président de la République est conspué, c’est la République qui est attaquée. Ces événements traduisent un climat malsain qui vient après les récupérations politiques des anti-mariage pour Tous, les injures à caractère racial à l’encontre de la Ministre Christiane Taubira, ou encore la récupération par des casseurs de la manifestation des Bonnets Rouges. L’autorité de l’État doit être respectée, car pour une partie de la droite française, la gauche n’a jamais été légitime au pouvoir… Souvenez-vous de la déclaration de François Baroin, à propos de l’élection de 1997, qui affirmait que la gauche était au pouvoir « par effraction ».

L’extrême-droite est largement responsable de ce mouvement et a levé le masque depuis quelques semaines en prônant la violence et en attaquant les fondements mêmes de notre République. L’heure est grave, et nous devons contrer les dérives antirépublicaines d’une partie de la droite, pourtant largement responsable de l’aggravation de la situation en France, qui n’hésite pas à revendiquer, comme les Tea Party aux Etats-Unis, une politique ultra-libérale. Ils prônent la baisse des impôts, le régime sec pour les services publics et la politique du « chacun pour soi ». On assiste en fait à une montée de l’individualisme.

Il y a certes des sujets d’inquiétudes pour les Français, mais Jean-Marc Ayrault et le gouvernement veulent préserver le système de santé et de sécurité sociale, le système éducatif ainsi que les autres services publics. Les impôts que nous payons financent des services auxquels les Français sont attachés et ceux-ci doivent le dire. Il faut dans le même temps restaurer notre système productif, soutenir l’innovation et créer de nouvelles richesses. Il ne faut pas attendre des résultats immédiats, mais la remontée du taux de croissance en 2013 est un bon signe avant-coureur. François Hollande a raison quand il demande des efforts ; si nous ne faisons rien nous aggraverons et transférerons cette situation à nos enfants. Les Français sont prêts à les faire, à condition que les prélèvements fiscaux soient justes et équitables.

Jean-Yves Le Déaut.

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