Jean-Yves LE DÉAUT - Député de Meurthe-et-Moselle

Un manque cruel de drones d’observation au Mali

Le par

Toujours dans le cadre de l’avis budgétaire « Environnement et prospective de la politique de défense ».

 L’intervention de la France au Mali a prouvé que nous étions à bout de souffle en matière de drones et que nous souffrons d’un véritable gouffre capacitaire. Nous avons manqué de vision stratégique et les revirements, les atermoiements, les luttes internes et les renoncements ont conduit l’Europe à se priver d’équipements indispensables. Personne n’a voulu croire à un avion sans pilote et à un pilote sans avion. Nous payons aujourd’hui notre inconséquence et sommes contraints d’acheter cher « sur étagères » des reapers américains dont nous ne connaissons ni les codes source ni les systèmes d’observation. Nous devons obtenir l’assurance que les autorités de certification européennes accordent à ces reapers des certificats de navigabilité dans le ciel européen, et surtout que les Américains nous autorisent à installer des capteurs et des liaisons informatiques souverains développés par nos industriels.

Nous devons afficher dans la loi de programmation militaire, la construction d’un drone MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance) dans un délai de 10 ans. Enfin il ne faut pas répéter les erreurs du passé en matière de drones tactiques. Ceux-ci aident nos forces opérationnelles sur le terrain, j’ai pu le constater sur la base de Chaumont avec l’ancienne génération de drone. Les nouveaux drones doivent être opérationnels en 2017. On s’est engagé sur une coopération franco-britannique « Watchkeaper ». Gardons le cap et pour une fois, menons à terme ce projet.

Jean-Yves Le Déaut.

 

 

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