Jean-Yves LE DÉAUT - Député de Meurthe-et-Moselle

Visite des unités de maîtrise de l’information du Ministère de la Défense à Rennes

Le par

Je prépare actuellement mon rapport budgétaire « Environnement et Prospective de la Défense ». J’ai décidé de me focaliser cette année sur la question des drones et de la sécurité des systèmes informatiques.

L’affaire PRISM qui a prouvé que les « grandes oreilles américaines » surveillaient toutes les communications, pose la question de la préparation de la guerre électronique et de la sécurité des systèmes informatiques. D’autres « grandes oreilles » poussent d’ailleurs en Chine, en Russie ou ailleurs. Il convient, bien sûr, de maîtriser les risques techniques des programmes d’armement mais également de maîtriser l’impact de l’espionnage industriel. Car les grands pays surveillent toutes les communications, notamment sur Internet. L’affaire STUXNET, dans laquelle des « états » auraient pris le contrôle des unités d’enrichissement d’uranium en Iran, a causé des dommages comparables à ceux d’un bombardement massif.

Le point faible réside dans le fait qu’il y a aujourd’hui une convergence des technologies civiles et militaires… On retrouve les mêmes briques informatiques de base dans des systèmes différents. Rien n’est autonome. Les attaques informatiques deviennent donc des menaces stratégiques. Le cyberespace est le 5e milieu après l’air, la mer, la terre et l’espace. Il convient alors d’organiser la cyberprotection et la cyberdéfense.

J’ai pu me rendre compte à Rennes de la fragilité des systèmes humains, via les réseaux sociaux et de la facilité avec laquelle un pirate informatique peut, par exemple, prendre possession du commandement technique d’un navire ou de téléphones mobiles. Une passion commune sur un réseau social et une pièce attachée permettent à un un cheval de Troie d’investir nos appareils, ce qui permettra de vous localiser, lire vos mails ou écouter vos conversations téléphoniques. J’ai aussi pris conscience de l’importance de la formation d’ingénieurs en sécurité des systèmes informatiques pour améliorer la sécurité des systèmes industriels, endiguer les logiciels malveillants, maîtriser la piraterie, le brouillage et les leurres qui visent à tromper l’adversaire.

Je pense enfin qu’il faut renforcer les liens entre la direction générale de l’armement, les organismes de recherche (INRIA) et les universités et conforter le pôle militaire de Rennes, l’associer au pôle universitaire de Nancy, qui dispose d’un laboratoire d’analyse haute sécurité des systèmes malveillants.

Sur la photo, vous reconnaîtrez de gauche à droite : Christophe Pezron, Olivier Lesbre, Jean-Yves Le Déaut et Guillaume Poupard lors de la visite du site de Bruz, près de Rennes.

Jean-Yves Le Déaut.

Sur le même thème, lire aussi :

Interviewé ce matin sur France Bleu Sud Lorraine, j’ai dit ma tristesse, car c'était un ami et un compagnon de route depuis la création des clubs "Témoin" et "Démocratie 2000",
Le par
Retrouvez ci-dessous l'intégralité du texte de la Question Orale Sans Débat (QOSD) que j'ai posée, ce matin, à Alain Vidalies, secrétaire d'État, chargé des transports, de la mer
Le par

Les derniers contenus multimédias