Jean-Yves LE DÉAUT - Député de Meurthe-et-Moselle

Enseignement Supérieur et Recherche, rendre la France plus attractive

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À la suite de mon rapport et des Assises de l’Enseignement Supérieur, avant l’examen du projet de loi à l’Assemblée Nationale, Laurent Fabius, Ministre des Affaires Étrangères, m’a reçu le 29 avril avec Françoise Barré-Sinoussi, Directrice de Recherche à l’Institut Pasteur et prix Nobel de médecine ; Vincent Berger, Président de l’Université Paris-Diderot (Paris VII) ; et en présence de Lionel Collet, Directeur de cabinet au Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche ; Hélène Duchêne, Directrice des politiques de mobilités et d’attractivité du ministère des Affaires Étrangères ; et d’Anne Tallineau, chargée de ces questions au cabinet de Laurent Fabius. Lors des Assises de l’Enseignement Supérieur, l’action internationale de la France a été plusieurs fois évoquée. Notre objectif était de sensibiliser Laurent Fabius à ces questions.

À côté de la question de l’enseignement en Français dans l’Université et du soutien à la Francophonie (voir statut suivant), nous avons abordé plusieurs questions : l’amélioration de l’accueil des étudiants étrangers (Laurent Fabius, nous a assuré qu’il avait la volonté d’améliorer les conditions d’octroi des visas pour les étudiants et les chercheurs. J’ai d’ailleurs moi-même rencontré le cabinet de Manuel Valls à ce sujet). Nous avons également souhaité une meilleure coordination des politiques des ministères des Affaires Étrangères et de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. Laurent Fabius a rappelé sa volonté d’améliorer le co-pilotage, le suivi de l’action internationale (mobilité des étudiants, recrutement d’assistants techniques, de conseillers et d’attachés scientifique, etc.) et de la coopération universitaire. La concertation entre établissements, organismes de recherche et universités est nécessaire car l’inverse conduit à des politiques dispersées.

L’idée d’élaborer des fiches de synthèses numériques consultables par tous sur l’état des coopérations entre la France et les pays partenaires a été annoncée. Laurent Fabius a annoncé qu’un suivi des étudiants qui ont étudié en France sera dorénavant assuré par les postes diplomatiques. François Barré-Sinoussi a plaidé pour une simplification des dispositifs actuels (AIRD) et des alliances comme AVISAN Sud.

Le sujet de Campus France a aussi été abordé. Les évaluations sont en cours. Chacun a reconnu l’intérêt de mobiliser notre réseau d’ambassades pour détecter les meilleurs étudiants et les inciter à venir en France. Mais pour être plus efficace Campus France doit davantage s’appuyer sur les réseaux universitaires et sur les CROUS (dans certains les sommes exigées par étudiants sont dissuasives) Vincent Berger a notamment indiqué qu’il était nécessaire que les universités d’accueil donnent en amont un avis pédagogique.
Enfin, nous avons indiqué qu’il était important que la France respecte ses engagements financiers en matière de relations internationales. Les délais de paiement, coupes budgétaires et autres artifices comptables ont malheureusement dans le passé fait croire que « la France est, quelque fois, un partenaire peu fiable pour le co-financement de projets scientifiques ».

Jean-Yves Le Déaut.

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