Jean-Yves LE DÉAUT - Député de Meurthe-et-Moselle

Débat animé à la Fédération des Associations Générales Étudiantes (FAGE)

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J’ai participé, samedi 13 avril, au débat lors du séminaire national de la Fédération des Associations Générales Étudiantes (FAGE), en présence de Vincent Berger, Président de Paris Diderot et rapporteur des Assises de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche ; Jean-Loup Salzmann, Président de la Conférence des Présidents d’Universités ; Jean-Paul Saint-André, Président de l’Université d’Angers ; Isabelle Richard, Doyenne de la Faculté de Médecine d’Angers ; François Bonacorsi, Directeur du CNOUS ; Julien Blanchet, président de la FAGE, ainsi que Charles Bozonnet, Julien Grouès, Julien Robert-Grandjean et Quentin Guy Favier, élus de la FAGE.

Le débat a été passionnant, parfois décapant voire provocateur…Un sentiment a partagé : la loi sur L’Enseignement Supérieur et la Recherche « va dans le bon sens, mais il faut l’améliorer ».

Quelques idées évoquées :

– « Les perspectives d’emplois évoluent moins vite que les diplômes » .
– « La réussite des étudiants doit être mieux prise en compte dans la loi ».
– « Le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche doit avoir la co-tutelle de la totalité des formations et de la Recherche ».
– « Le doctorat doit être reconnu par la fonction publique et dans le secteur privé : une partie des élites françaises et la totalité des ministres n’ont jamais été confrontées à la recherche ».
– « L’évaluation des formations ne doit pas se limiter à une autoévaluation, elle doit être externe ».
– « Laissons les universités expérimenter notamment en matière de premier cycle des études médicales »
– « Les IUT doivent faire un bilan des formations réellement professionalisantes »
– « Les régions peuvent-elles continuer à disperser les formations sur le territoire si elles ne prennent pas des mesures d’accompagnement en matière de transport, de logement et de vie universitaire ».
– « Pourquoi l’ARF a-t-elle dit que les formations sanitaires et sociales seraient mieux défendues par les régions, car les Universités n’étaient pas les spécialistes des formations professionalisantes » (Grosse critique à laquelle a dû répondre Olivier Biencourt, Universitaire et Conseiller Général du Pays de la Loire.)
– « Avec les cours en ligne, le diplôme de demain, c’est : pas de diplôme… ».

J’ai à la fois indiqué que Geneviève Fioraso s’était battue pour améliorer le cadre de la loi sur l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et que d’autres points majeurs seraient abordés dans d’autres textes et notamment ceux traitant de la décentralisation, les conditions d’accueil des étudiants étrangers, de la formation professionnelle, de l’innovation et le transfert… La loi aborde des sujets majeurs comme l’orientation, l’admission post-baccalauréat, la spécialisation en premier cycle, le Doctorat, etc. Mais, des mesures d’ordre réglementaire devront accompagner celle-ci : réforme globale du cycle de la licence, mise en place de passerelles entre les diverses formations, modalité de contenu et modalité de renouvellement des accréditations, répartition de la formation et de la recherche sur le territoire, parité….

Enfin, la FAGE a émis un vœu unanime : que les parlementaires se saisissent du texte et n’hésitent pas à l’améliorer… À vos amendements !

Jean-Yves Le Déaut.

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