Jean-Yves LE DÉAUT - Député de Meurthe-et-Moselle

Grand Oral à la Conférence des Présidents d’Universités (CPU)

Le par

Jean-Yves Le Déaut, un Ambassadeur de l’avant-projet de loi sur l’Enseignement Supérieur et la Recherche.

Après une intervention devant délégation à l’Académie des Sciences (30/01), devant des jeunes « prometteurs » du CNRS (06/02), Jean-Yves Le Déaut était l’invité de la CPU, ce jeudi 07/02. Au menu : l’avant-projet de loi sur l’Enseignement Supérieur et la Recherche et les liens entre la CPU et l’Assemblée Nationale.

Jean-Yves Le Déaut se retrouve totalement dans ce projet de loi ambitieux. La piste choisie par Geneviève Fioraso a été la bonne : Assises menées d’une main de maître par Françoise Barré-Sinoussi, prix Nobel, et Vincent Berger, rapporteur ; traduction législative dans le rapport rendu au Premier Ministre suivi de discussions interministérielles.

Jean-Loup Salzmann, président de la Conférence des Présidents d’Université a souligné le fait que le « rapport Le Déaut a été très apprécié ». Il a ensuite précisé : « Nous souhaitons un contact très étroit pendant les discussions parlementaires ». Plusieurs présidents d’universités ont souligné que « l’autonomie sans moyen, ce n’est plus l’autonomie ». Pour répondre, Jean-Yves Le Déaut a rappelé que « François Hollande avait proposé, dans son discours de Nancy le principe de compensation : « À transfert de charges, transfert de moyens ». Il faudra veiller à la dotation financière des compétences transférées. C’est pourquoi, la proposition de définir un agenda stratégique de l’ESR est excellente ».

Certains présidents d’universités craignent une régionalisation de l’Enseignement Supérieur. Pour Jean-Yves Le Déaut, « il faut mieux définir les compétences de l’Etat ainsi que le contenu de l’autonomie des universités, bien préciser le rôle des collectivités territoriales. Mais les régions ne doivent pas être traitées comme des quantités négligeables. L’avant-projet de loi ne traite que de dispositifs législatifs qui seront complétés par des textes réglementaires (décrets, arrêtés) et par des mesures budgétaires. Le projet de loi est bien sûr lié à la discussion sur l’acte 3 de la décentralisation, à la réforme de l’éducation et à la formation des maîtres, à la réforme de la formation professionnelle, à la politique des visas, ainsi qu’à la résorption de la précarité (loi Savaudet, etc.). Geneviève Fioraso a voulu mettre plus de démocratie et de collégialité dans l’université. Elle a aussi souhaité simplifier le mille-feuilles institutionnel et mettre plus de souplesse dans nos dispositifs. Notre système d’enseignement supérieur et de recherche doit être plus lisible au niveau international. L’orientation des bacheliers est enfin prise en compte dans la loi. Pour nous, il y une priorité : la réussite des étudiants. Jean-Yves Le Déaut indique que la discussion parlementaire pourra permettre d’améliorer le texte… Quand le fond de sauce est bon, la recette est forcément réussie ».

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